Présentation

L’Institut de Papyrologie et d’Égyptologie de Lille (IPEL) fut fondé en 1903 par Pierre Jouguet, helléniste spécialisé dans l’histoire de l’Égypte : premier du genre à avoir été créé, cet Institut demeure indissociablement lié à l’enseignement de l’égyptologie et de la papyrologie — l’étude directe des textes écrits sur papyrus — à l’Université de Lille.

Dès 1954, Jean Vercoutter, qui fut Maître de Conférences, puis Professeur d’Égyptologie entre 1960 et 1976, lui associa un centre de recherche archéologique travaillant principalement sur le Soudan et la Nubie. Adolphe Gutbub (1978-1982), puis Dominique Valbelle (1982-2002) lui succédèrent à la chaire d’égyptologie.

L’Institut de Papyrologie et d’Égyptologie de Lille perpétue cette tradition d’enseignement et de recherche, sous la responsabilité de Didier Devauchelle, Professeur, et de Ghislaine Widmer, Maître de conférences, spécialistes de l’Égypte du Ier millénaire av. J.-C. et du début de l’époque romaine.

La philologie — l’étude de la langue égyptienne ancienne —, la papyrologie et l’archéologie ont conservé toute leur importance, aussi bien dans la recherche que dans l’enseignement.

Il n’existe que cinq « chaires » d’égyptologie en France, dont celle de Lille qui est rattachée à une équipe de recherche mixte du CNRS (HALMA UMR 8164). Plusieurs de ses membres participent à des travaux archéologiques et épigraphiques en Égypte et au Soudan.

Un projet de chantier de fouilles au Sérapéum de Memphis, en association avec le Louvre, une bibliothèque spécialisée (bibliothèque Jacques Vandier) et une collection d’objets archéologiques et papyrologiques aujourd’hui déposée au Palais des Beaux-Arts de Lille finissent de témoigner la richesse de notre Institut de Papyrologie et d’Égyptologie.