En souvenir d’Agnès Cabrol (1964-2007)

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Il y a dix ans, le 7 janvier 2007, l’égyptologue Agnès Cabrol disparaissait à l’âge de 42 ans des suites d’une maladie rare et douloureuse contre laquelle elle s’était battue pendant près de cinq ans.

cabrol-a-img878-plus-nette-et-recadree-redNée en Provence en 1964, Agnès Cabrol a d’abord fait ses études d’égyptologie à Paris puis à l’Université de Lille 3, où elle soutient son DEA (1992) et sa thèse (1995) intitulée Les voies processionnelles de Thèbes, publiée en 2001 dans la série Orientalia Lovaniensia Analecta. A Lille, Agnès Cabrol se fait des collègues, se découvre une passion pour l’enseignement de l’égyptologie et rencontre un vif succès auprès des élèves qu’elle forme, à titres divers, entre 1992 et 2002. Nommée Maître de conférences en 2003, elle n’a plus que quelques années pour transmettre aux étudiants sa science, sa méthode, son approche et son regard. Alliant les compétences philologiques et historiques à un sens aigu du terrain, qu’elle étudie lors de missions à Karnak, Deir el-Medina, Chenhour et Tell el-Herr, Agnès Cabrol a laissé une œuvre originale. Son Amenhotep III le magnifique (éd. du Rocher, 2000), est une somme de renseignements impressionnante, qui révèle une historienne à l’esprit critique. Sa disparition, si prématurée, a privé l’égyptologie française et l’Université de Lille 3 d’une collègue brillante, ardente et généreuse.

Guillemette Andreu-Lanoë, janvier 2017

Photographies : Agnès à Medinet Habou en 1994 et à Karnak en 1992.